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Un AVC, c’est quoi au juste ?

Cerebellum Feature
Temps de lecture estimé 11 min. Publié le 05.09.2018
Définition : l’accident vasculaire cérébral (AVC) autrefois appelé attaque cérébrale se divise en deux grandes catégories : AVC hémorragique et AVC ischémique. Il peut atteindre différentes parties du cerveau : AVC du tronc cérébral, AVC du cervelet etc.
Causes

Dans environ 85 % des cas, l’AVC est ischémique. Un vaisseau sanguin est obstrué, en résultat à une calcification vasculaire (athérosclérose) ou à un caillot. Les AVC hémorragiques sont dûs à une hémorragie cérébrale.

Cours

En cas d’AVC, le cerveau n‘est plus suffisamment alimenté en oxygène et nutriments. A cause de cette déficience grave, les tissus cérébraux peuvent mourir après 10 à 15 minutes.

En l’absence de traitement rapide, les cellules grises de la zone touchée ne reçoivent plus assez d'oxygène et meurent. La nature temporaire ou permanente de la perte fonctionnelle dépend de la rapidité de prise en charge du patient.

Le manque d’apport en oxygène au cerveau se traduit souvent par une paralysie faciale, par un trouble de la parole, des lèvres et des paupières pendantes, une déficience visuelle.

Quand les symptômes disparaissent naturellement après 24h, on parle d’AVC ischémique transitoire (AIT), ou “mini avc”. Dans tous les cas, un médecin doit être alerté rapidement.

Après un AIT, le risque d’AVC augmente de manière significative. Si les facteurs de risques ne sont pas réduits et en l’absence de traitement, l’AIT risque de se produire à nouveau et de progresser en AVC.

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Zhen Hu 340739 Unsplash
Symptômes

Les symptômes d’un AVC sont divers. L’hémiparésie (paralysie partielle de la moitié du corps) et la monoparésie (paralysie d’un membre) sont des manifestations assez communes. Par ailleurs, les victimes souffrent souvent d’apraxie (trouble de l’action et du mouvement), de troubles de la parole (aphasie) et de troubles visuels. La durée des symptômes peut aller de quelques minutes à 24h. Quand ces symptômes se produisent, qu’il s’agisse d’un AIT ou d’un AVC “majeur” , l’hospitalisation est de rigueur.

Il y a trois types de symptômes : physique, mentaux et neurologiques :

  • Hémiplégie (paralysie complète d’une partie du corps)
  • Hémiparésie (partielle d’une moitié du corps
  • Monoparésie (paralysie d’un membre)
  • Les réflexes et l’équilibre sont perturbés

-> La victime ne peut pas se tenir en position assise ou debout

  • Une paupière est tombante
  • Le visage est asymétrique à cause de la paralysie nerveuse
  • Les lèvres sont pendantes sur une partie de la bouche
  • Défaillance circulatoire aiguë
  • Paralysie des muscles de la langue
  • Dysphagie
  • La personne souffre de maux de tête soudains et violents
  • Perte de contrôle des urines et des selles
  • Respiration irrégulière

Symptômes psychologiques :

  • Dépression
  • Comportement agressif
  • Troubles de la mémoire
  • Anxiété/crise de panique
  • Trouble de la conscience, perte de connaissance
  • Etat Confusionnel
  • Fébrilité
  • Déni de la maladie et la perte de fonctions corporelles

Symptômes neurologiques :

  • Salivation excessive du côté paralysé de la bouche
  • Vertiges
  • Niveau élevé de sucre dans le sang
  • Arythmie
  • Transpiration
  • Bâillements fréquents
A l’aide du moyen mnémotechnique AVC Agir VITE, un AVC peut être détecté rapidement

Visage : visage affaissé, bouche tombante

Incapacité : à bouger un bras, une jambe

Trouble de la parole

Extrême urgence : Composez le 15

N’hésitez pas à appeler les secours ! Les conséquences d’une fausse alerte sont moins sévères que celle d’un AVC mal pris en charge.

Logo avc
Diagnostic et traitement

Comme chaque AVC est une urgence, le patient doit être pris en charge immédiatement. Le médecin du SAMU vérifie les fonctions vitales de la victime, et si elle est réactive, il lui demande quand ont commencé les premiers symptômes. Une fois arrivé à l’hôpital, le patient est reçu par un neurologue qui vérifie sa capacité à se coordonner, à voir, à toucher et à parler

S’ensuit un diagnostic par imagerie médicale, à l’aide par exemple d’un scanner cérébral (tomodensitométrie cérébrale) ou d’une Imagerie par Résonance Magnétique (IRM). Les images permettent d’obtenir des vues intracrâniennes et de de déterminer la nature ischémique ou hémorragique de l’AVC. Ces examens sont souvent accompagnés d’une perfusion (imagerie de perfusion) et complémentés d’une imagerie des vaisseaux sanguins (angiographie).

L’angiographie, souvent appelée angioscanner ou angio-IRM en fonction de la technique utilisée, est un examen qui permet de visualiser les vaisseaux sanguins. Un produit de contraste opaque aux rayons X est administré pour améliorer la visualisation des images.

Par ailleurs, la fonction cardiaque doit être examinée de manière exhaustive. On procède à une électrocardiographie (ECG). On effectue ensuite des analyses de sang : taux d’électrolytique, dose de l’urée, taux de glucose, coagulation sanguine et hémogramme pour confirmer le diagnostic d’AVC.

Il est important que chaque accident vasculaire cérébral soit traité le plus rapidement possible afin de minimiser l'étendue des dommages potentiels. Dans le meilleur des cas, la victime est traitée par une équipe ayant une expertise en AVC dans ce que l'on appelle les « unités d'AVC ».

hôpital
Les deux types d’AVC sont traités différemment

Dans le cas d’un AVC hémorragique, il faut d’abord évaluer l’ampleur de l'hémorragie.

Pour de petites hémorragies, il est parfois suffisant de limiter les activités qui augmentent la pression intracrânienne. Des hémorragies plus importantes demandent une intervention chirurgicale. L’opération consiste en une ouverture du crâne pour résorber l’hématome et arrêter le saignement.

Dans le cas d’un AVC ischémique, deux traitements sont possibles. Le plus fréquent consiste en l’administration d’un thrombolytique par intraveineuse afin de dissoudre le caillot et de limiter le nombre de cellules détruites (thrombolyse intraveineuse).

En cas de caillot sanguin dans une artère intracrânienne de gros calibre, le traitement peut consister en une thrombectomie mécanique endovasculaire. L'intervention se passe sous contrôle radioscopique. Elle consiste en l'introduction par voie endovasculaire d’un dispositif mécanique permettant le retrait du caillot. Ce traitement peut être effectué en cas de contre-indication à la thrombolyse, en association à la thrombolyse ou en recours après échec d’un traitement par thrombolyse.

La suite du traitement se concentre sur la prévention de futurs AVC. Après un AVC ischémique, des médicaments antiagrégants ou anticoagulants sont généralement prescrits. Un changement de modes de vie permet également de limiter le risque de récidive.

Conséquences

La liste des conséquences possibles d’un AVC est aussi longue que celle des différents symptômes recensés. On estime qu’une personne sur deux souffre de séquelles permanentes. La nature des séquelles dépend fortement de la zone du cerveau affectée.

Vous trouverez ci-dessous, une liste des séquelles fréquentes après un AVC

  • Paralysie : paralysie d'un côté du corps ou du visage
  • Troubles de la mémoire : la mémoire à court terme tout comme à long terme peut être affectée
  • Trouble de la perception sensorielle : perte de la sensation de chaleur ou de froid
  • Troubles de la déglutition et de la parole (dysphagie) : environ 70% des patients ayant subi un AVC ont des difficultés à avaler, manger, boire, parler et mâcher
  • Épilepsie : si l'AVC a eu lieu dans l'hémisphère droit, le risque d'épilepsie augmente. Plus la région cérébrale affectée est proche du cortex cérébral, plus le risque épileptique est élevé.
  • Embolie, pneumonie et thrombose : le système immunitaire est affaibli après un accident vasculaire cérébral, ce qui augmente les augmente les risques d'embolie, de pneumonie et de thrombose, et des infections inoffensives peuvent rapidement devenir dangereuses.
Quels sont les facteurs de risque ?
  • L’âge : 75 % des victimes ont plus de 65 ans
  • L'athérosclérose (dépôts de graisse, de thrombus, de tissu conjonctif et de plaque dans les vaisseaux sanguins)
  • Le tabagisme
  • Les changements hormonaux chez la femme : prise de la pilule contraceptive, grossesse et ménopause
  • La surcharge pondérale
  • La déshydratation
  • Le stress psychologique
  • L'hypertension artérielle
  • Les maladies métaboliques telles que le diabète
  • L'obésité (surpoids)
  • Le manque d'exercice, la sédentarité
  • L’hyperlipidémie (augmentation des taux de lipides)
  • Les troubles de la coagulation
  • Les maladies cardiaques (en particulier fibrillation auriculaire et arythmie cardiaque)
  • Les infusions ou transfusions récentes
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Prévention - que pouvez-vous faire pour réduire le risque d’AVC

Arrêter de fumer

Le risque de subir un accident vasculaire cérébral est deux fois plus élevé pour les fumeurs que pour les non-fumeurs. Arrêter de fumer réduit les risques d'accident vasculaire cérébral. La nicotine dans les cigarettes augmente non seulement votre tension artérielle, mais rétrécit aussi également vos vaisseaux sanguins.

Éviter d'être en hypertension

Faites régulièrement surveiller votre tension artérielle par votre médecin traitant et si les taux sont élevés, suivez le traitement recommandé par votre médecin. Étant donné que l’hypertension artérielle ne provoque initialement aucun symptôme, les personnes concernées remarquent souvent le problème assez tardivement. 50 % des hypertendus ignorent qu’ils le sont (source : santé publique France, 2018)

L'hypertension est l'un des principaux facteurs de risque d'accident vasculaire cérébral.

Éviter d'être en surpoids (calcul de l’IMC)

Vous pouvez rapidement déterminer si vous êtes en surpoids en calculant votre indice de masse corporelle (IMC). Les valeurs inférieures à 24,9 correspondent à un IMC "poids normal". Seules les valeurs à partir de 25 correspondent à un surpoids puis à une obésité à partir de 30.

Comment calculer votre IMC :

Votre poids (en kilogrammes) divisé par votre taille (en mètres) au carré

Exemple :

1.65 x 1.65 = 2.7225

61 / 2.7225 = 22.4

Bauernhof Blumen Bokeh 533360
Blutzucker Chronisch Diabetes 46173
L'organisation mondiale de la santé (OMS) a établi la classification suivante :

18,5 - 24,9 : poids normal

25 - 29.9 : surpoids

30 - 34,9 : obésité (obésité) grade I

35 - 39,9 : obésité grade II

à partir de 40 : obésité grade III

Le poids normal dépend également d'autres facteurs telles que l'âge et le sexe.

Mangez sainement !

Evitez la viande transformée et privilégiez le poisson, remplacez le beurre par de l'huile d'olive, mangez plus de fruits, de légumes et de noix !

Maintenez votre taux de cholestérol en dessous des limites hautes.

Plus le taux de cholestérol est élevé, plus le risque de dépôts sur les vaisseaux sanguins augmente. Une distinction est faite entre les valeurs de cholestérol LDL et les valeurs de cholestérol HDL. Le cholestérol LDL est particulièrement nocif, mais le cholestérol HDL est considéré comme positif et offre même une certaine protection. En pratiquant une activité physique régulièrement, en adoptant une alimentation équilibrée et un mode de vie sain, vous pouvez réduire votre taux de cholestérol LDL et de lipides.

Evitez la sédentarité

En vous exerçant suffisamment, vous pouvez réduire votre tension artérielle, vos taux de lipides, réduire votre surpoids et maintenir vos vaisseaux élastiques.

Consommez de l'alcool avec modération

Vous pouvez boire un verre de vin de temps en temps, tout est une question de quantité. Cependant, ne croyez pas qu'un verre de vin est "bon pour la santé" . Une étude publiée dans la revue The Lancet a mobilisé des données sur 1990-2016 et regroupé des centaines de chercheurs dans 195 pays pour quantifier le risque de développer l’une des 23 pathologies liées à l'alcoolisme. Boire un verre par jour a un effet très modéré, mais pas pour autant protecteur. Les chercheurs concluent que consommer 10 cl de vin par jour augmente de 0.5 % le risque de développer l’une de ces 23 pathologies.

En revanche, une consommation d'alcool régulière et excessive augmente considérablement le risque d'accident vasculaire cérébral. Selon une étude suédoise de 2016, consommer plus de 4 verres par jour augmente de 67 % le risque d'hémorragie intracérébrale et de 82 % celui d'hémorragie subarachnoïde (deux types d’AVC hémorragiques).

Éviter le stress

Un stress persistant peut conduire à l'hypertension. Trouvez un passe-temps propice à la détente et essayez de trouver des exercices de relaxation qui vous plaisent. Le sport contribue à réduire le stress.

Parlez à votre médecin traitant de l'arythmie cardiaque

Des troubles tels que la fibrillation auriculaire ou d'autres arythmies cardiaques favorisent les accidents vasculaires cérébraux. Aux premiers signes, consultez votre médecin et respectez ses recommandations.

Ajustez bien votre diabète

Les diabétiques subissent un AVC presque deux fois plus souvent que les non-diabétiques. Les diabétiques de type 2, en particulier, souffrent généralement d'hypertension et de taux élevés de lipides dans le sang. Avec un taux de glucose (glycémie) dans le sang élevé, le risque d'accident vasculaire cérébral augmente considérablement, car un taux de glucose dans le sang élevé endommage les vaisseaux et favorise le dépôt de plaque.

Quelques chiffres (source : santé publique France, 2018)

En France seulement, 140 000 personnes subissent un AVC tous les ans. Près de 75 % des victimes ont plus de 65 ans. Le risque de récidive dans les 5 après un premier AVC est de 30 à 40 %.

Cependant, de 500 à 1000 enfants sont victimes d’un AVC chaque année. 75 % des survivants ont un handicap et/ou une détérioration des capacités intellectuelles (on retrouve des chiffres similaires chez l’adulte).

L’AVC est la première cause de handicap acquis chez l’enfant comme chez l’adulte.

Découvrez comment AssiStep peut aider des victimes d’AVC dans leur rééducation

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