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Pas à pas vers l’avenir : victime d’une grave blessure à la colonne vertébrale, un ancien sportif professionnel s’exerce à monter les escaliers

Un patient victime d’une blessure à la colonne vertébrale s’entraîne avec l’aideescalier AssiStep
Dmitri Tschatschin pendant sa rééducation, après une importante blessure à la colonne vertébrale
Temps de lecture estimé 10 min. Publié le 22.08.2018
« La paraplégie, c’est quelque chose de tellement gros, on ne s’attend jamais à ce que ça nous arrive. Mais voilà c’est comme ça, c’est un challenge, et ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. »

Voir la vidéo de la rééducation de Dmitri avec AssiStep:

Du plus loin qu’il se souvienne du haut de ses 31 ans, Dmitri Tschatschin, ancien pilote professionnel de moto sur glace, a toujours conduit des motos, et il a fini par faire de sa passion une carrière. Entre 2004 et 2011, il a mené une carrière dans les sports automobiles au sein de l’équipe nationale en Allemagne.

En parallèle, il était également pilote de moto sur glace professionnel - un sport d’hiver originaire de Russie, qui fait écho aux origines de Dmitri, né à Moscou et parti vivre en Allemagne à l’âge de 3 ans.

Trois fois finaliste allemand et médaillé de bronze lors de la coupe du monde en 2017, Dmitri vivait sa passion. Il est aujourd’hui reconnaissant de toutes les choses qu’il a vécues et expérimentées grâce à sa carrière dans les sports automobiles. Mais il y a deux ans, le 26 août 2016, un accident survenu au cours d’un entrainement a bouleversé sa vie.

L’accident est survenu lors d’un saut, en apparence inoffensif, au-dessus d’une table. Cette fois, Dmitri saute trop loin, perd son emprise sur les repose-pieds pendant la descente, se précipite sur une paroi très raide et atterrit sur le dos. Dmitri ne se souvient pas de l’instant où il est devenu paraplégique. Dans cet accident, il se brise le genou et la douzième vertèbre thoracique, et subit une compression ainsi qu’une contusion de la colonne vertébrale, ce qui provoquera une paraplégie partielle.

Depuis son accident, Dmitri se déplace en fauteuil roulant. « Quand j’étais à l’hôpital, j’ai dit que je serais sur pieds et capable de courir en trois mois. Et que je pourrais conduire des motos à nouveau. C’est la première chose que j’ai déclarée. Finalement, ça prend juste un peu plus de temps. ». Il poursuit :

« J'ai déjà eu des ligaments déchirés, la clavicule cassée, et j’en passe. Mais ça, ce n’était rien. Après ma fracture de la clavicule, je me suis fait opérer et deux semaines plus tard je participais à un
championnat en Allemagne. Mais la paraplégie, c’est quelque chose de tellement gros, on ne s’attend jamais à ce que ça nous arrive. Mais voilà c’est comme ça, c’est un challenge, et ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. »

Une paraplégie partielle se déclare lorsque la colonne vertébrale est partiellement touchée. Dans ce cas, la conduction nerveuse continue de fonctionner en partie. En fonction du niveau des lésions et de l’importance de la fracture, certaines fonctions résiduelles liées à la perception sensorielle ou aux mouvements peuvent être maintenues. Ainsi, les personnes atteintes de paraplégie partielle peuvent être capables de bouger leurs jambes, notamment avec l’assistance d’aides à la marche comme des déambulateurs, des cannes ou des béquilles.

Juste après son accident, Dmitri a été hospitalisé pendant deux semaines, puis a été transféré à Murnau pour démarrer la première phase de sa rééducation. Il a ensuite passé deux mois à la clinique de Passau. C’est dans cette clinique, au bout de longues semaines, qu’il s’est tenu sur ses pieds pour la première fois depuis son accident. En dépit de quelques tentatives, marcher ou utiliser les escaliers était inimaginable.

Fort des progrès réalisés dans ce premier centre, il a ensuite démarré un programme de rééducation semi-résidentielle de 14 mois, qui impliquait chaque jour une heure de physiothérapie, un massage, ainsi qu’un entrainement avec des équipements et des stimulations électriques. Ces divers soins et
exercices lui ont permis de se préparer à ce qui l’attendrait par la suite au centre de rééducation Geerlofs à Pforzheim.

Depuis avril 2018, Dmitri suit une thérapie quotidienne de 6 heures au centre de rééducation Geerlofs à Pforzheim. Il nous raconte : « En 7 semaines, depuis le début de ma rééducation dans ce centre, j’ai accompli tellement de choses qui n’auraient pas été possibles dans un autre centre ne proposant pas ce genre de thérapie intensive. 6 heures par jour, ça vous fait vraiment avancer. Tout ce que j’ai fait avant, ce n’est rien comparé à ce que je fais ici. »

Dmitri passera en tout 14 semaines au centre de rééducation Geerlofs. Ce centre de rééducation a la particularité de proposer non seulement des exercices de marche sur un sol plat, mais également dans les escaliers. Depuis l’été 2017, le centre Geerlofs a installé dans ses locaux un aide-escalier
AssiStep, qui permet aux patients, accompagnés par des thérapeutes, de s’exercer à monter les escaliers en toute sécurité.

« Pour être honnête, j’ai été très surpris par toutes les capacités que mes jambes peuvent recouvrer quand j’utilise AssiStep. La première impression était en fait assez « cool ». J’aime cet appareil, ça fonctionne bien, ça facilite énormément la montée et la descente des escaliers, on se sent en sécurité, et c’est très positif. »
Dimitri Tschatschin (31)
Un patient victime d’une blessure à la colonne vertébrale s’entraîne avec l’aideescalier AssiStep
Dmitri Tschatschin pendant sa rééducation, après une importante blessure à la colonne vertébrale

L'aide-escalier a un fonctionnement proche du déambulateur, mais conçu pour les escaliers : le patient peut s’appuyer sur le guide et se concentrer sur les marches, tout en étant soutenu et maintenu en sécurité. Dmitri nous explique sa toute première impression lorsqu’il a essayé AssiStep :

  • « Ça fonctionne bien, ça facilite énormément la montée et la descente des escaliers, on se sent en sécurité, et c’est très positif. C’est très difficile de faire confiance à quelque chose que l’on ne connait pas quand on ne contrôle pas ses jambes à 100%. Mais au bout de la troisième marche, je savais comment tenir le guide, comment bien utiliser l’appareil, et je me suis tout de suite senti en confiance. Il faut bien sûr l’essayer un peu, se familiariser, et après on y arrive. C’est bien plus facile que de monter les escaliers en utilisant une main-courante classique. AssiStep vous met en confiance assez rapidement, c’est sûr. »
« Le gros avantage d’AssiStep, c’est qu’il vous pousse à faire beaucoup par vous-même à des fins thérapeutique, et ça c’est très important. »
Dimitri Tschatschin (31)
Mouvement du pied pendant un exercice dans les escaliers
Captures d’écran extraites de la vidéo sur la rééducation de Dmitri
Tenir l’aide-escalier AssiStep pendant une séance de rééducation après une blessure de la colonne vertébrale
Captures d’écran extraites de la vidéo sur la rééducation de Dmitri

Dans le cadre d’une rééducation, lorsque l’on s’exerce à monter les escaliers sans AssiStep, on doit s’accrocher aux mains-courantes à gauche et à droite et l’on n’utilise que la force de ses bras. Dmitri explique :

  • « On ne réalise pas au début, mais quand on s’exerce avec un appareil comme celui-ci, on se rend compte qu’on a toujours de la force qui vient de quelque part. Si on est en fauteuil roulant pendant une longue période, c’est en fait assez bête de prendre l’habitude de tout faire avec ses bras. On ne devrait pas faire ça. Le gros avantage d’AssiStep, c’est qu’il vous pousse faire beaucoup de choses par vous-même à des fins thérapeutiques, et ça c’est très important. »

Quand on l’interroge sur le concept du centre de rééducation Geerlofs, voici ce que Dmitri répond :

  • « C’est unique - ce concept n’existe nulle part ailleurs en Allemagne. J’ai fait beaucoup de recherches et collecté beaucoup d’informations concernant différents centres. Personne d’autre ne fait ça. » L’objectif de Dmitri après ses 14 semaines de traitement au centre est de faire quelques pas tout seul, seulement avec l’appui d’un déambulateur.

Malgré cette épreuve, Dmitri explique que sa vie quotidienne n’a pas tellement changé : il continue de faire ce qu’il aime et ce qui lui fait plaisir - dans la mesure du possible. Il a besoin de plus de temps pour faire la plupart des choses, et quand il se retrouve face à des escaliers, il a besoin d’aide. Même s’il ne pratique plus les sports automobiles, sa vie continue de tourner autour. Dmitri travaille aujourd’hui en tant que chef de la compétition pour des événements de speedway, et il souhaite à terme devenir manager de l’équipe nationale. Sport automobile un jour, sport automobile toujours !

  • « Rester assis dans un fauteuil roulant et ne rien faire à part fixer un mur et pleurer n’a jamais été mon plan. »

Un autre de ses objectifs est de pouvoir remarcher un jour, même avec des aides à la mobilité.

  • « Je n’ai pas besoin de marcher 10 km, ou 3 km. 100m, ça m’ira très bien dans un premier temps. Ce qui est important pour moi c'est que ça marche et que ça marche sans l'aide de personne. Je suis convaincu que mes premiers pas ne sont pas très loin, ça arrivera bientôt. Mais il va falloir encore du temps, beaucoup de force, beaucoup de sueur, beaucoup de patience, et beaucoup de motivation - mais tout ça je l’ai déjà. »
« Quand on est prêt, on peut monter les escaliers sans l’aide de personne, sans avoir à y prêter trop attention. Ça fonctionne. Le mental est très important : on a confiance et y croit. »
Dimitri Tschatschin (31)
Selon Dmitri, il y a plusieurs avantages à avoir AssiStep chez soi :

« Dans la maison - pour la sécurité, bien sûr. Quand on est prêt, on peut monter les escaliers sans l’aide de personne, sans avoir à y prêter trop attention. Ça fonctionne. Le mental est très important : on a confiance et y croit. Il faut le toucher une fois. Il faut l’utiliser une fois, et ça suffit pour avoir confiance en AssiStep. En étant paraplégique, les jambes fonctionnent toujours un peu, et le fait de monter les escaliers est très bénéfique dans cette situation. »

Dmitri a sa propre opinion sur l’utilisation d’AssiStep comme dispositif de rééducation, en comparaison à une main-courante classique.

  • « Ça a surtout à voir avec la question des mains sur la main-courante.
    • Premièrement : Dans quels escaliers est-ce que l’on peut trouver deux rampes, à la fois
      du côté droit et du côté gauche, que l’on peut toutes les deux atteindre simultanément ?
      C’est le premier problème.
    • Deuxièmement : Quand on se tient à une main-courante pour monter des escaliers, on
      travaille beaucoup avec ses bras et on ne met que très peu de poids dans ses jambes.
  • Ça veut dire qu’en descente, on peut facilement glisser et tomber. Avec AssiStep ça n’arrive pas, car tout le poids repose sur les jambes. C’est l’un des gros points forts d’AssiStep. C’est un appareil qui nous assiste, mais on n’est pas passif comme avec un monte-escalier avec lequel on se contente de s’asseoir et d’appuyer sur un bouton pour monter et descendre. Là, on doit être actif, faire vraiment quelque chose. On peut se reposer sur AssiStep pour garder l’équilibre.
    Si vous tombez vers l’arrière, vous pouvez vous y accrocher fermement. AssiStep vous pousse à faire beaucoup par vous-même et pour moi c’est un grand avantage. C’est idéal pour les personnes qui peuvent bouger leurs jambes mais qui ont des problèmes d’équilibre. »

Dmitri affirme qu’il utilisera sûrement AssiStep chez lui, car le chemin à parcourir avant d’être capable de marcher sans aucune aide est encore long, et il souhaiterait continuer de s’exercer à monter les escaliers.

Pour l’avenir, Dmitri souhaite être en bonne santé et atteindre son objectif de réussir à faire quelques pas seul.

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Restez actif et indépendant chez vous avec le marchepied AssiStep
AssiStep en descendant les escaliers